Entre orgueil et pouvoir

La politique aura-t-on dit, cet art qui prétend gérer. La cité, peuple à flammes subit incapable sa propre dislocation, à la base subordonnée à lui-même. La minorité politicienne semant à perpétuité les graines amères d’une longue poursuite de la révolte populaire. Pourtant, on nous targue d’une éventuelle démocratie acquise que les démocrates d’outre cravatés de jadis auraient forgé à métal inoxydable dans les entrailles avides d’une société écartée par une « majorité  » assainie. Ces détenteurs de la baraka dite majoritaire rêvent grand derrière la profonde sieste des jeunes fils et filles nourrissant l’espoir de pouvoir, à leur conditionnel réveil voir briller en pleine journée les rayons solaires. Ces rayons illumineraient le sombre de la léthargie infligée en toute gratuité. Le beau corbeau, narcissique se mire ainsi la face. Tout ce qu’il voit se refléter n’est que du bien, hélas auréolé de billets de banques léguées par la métropole. Et le pauvre, d’un regard meurtri se révolte sans armes, aucune à défaut d’un maigre ventre plein. Le perroquet violenté dans sa robe verte, d’ailleurs déplumée, manipule inconscient son smartphone dans une série de tweet pour valider un autres samedi dépouillé de crédo. Ça me dit rien de moins, que tout cela maudit…

Abdourahmane Bakhoum

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s