Et si l’ enseignant refusait le changement!

Mesurer l’état de dégradation dans le champ du système éducatif sénégalais demeure toujours une tache compliquée. En effet, on se perd dans les difficultés, le manque de considération, la baisse du niveau des apprenants, la démotivation des « agents de la craie », les lenteurs administratifs, les mots d’ordres de grève répétitifs, la division syndicale des victimes d’une discrimination structurelle, non seulement sur le plan salarial mais aussi et surtout sur les conditions de travail. La situation demeure extravagante, l’heure plus-que grave.

Malheureusement, le gouvernement fait la sourde oreille vis-à-vis de ces dignes patriotes, agents courageux et travailleurs qui brisent le sommeil matinal pour servir la nation. Ils sont ceux qui bâtissent le génie créateur du bâtisseur, ceux qui enseignent les gouverneurs, les techniciens; les économistes, ceux qui renforcent le savoir du soigneur, ceux-là qui, par le pouvoir de l’amour, l’affection et la tendresse servent de parents pour tant de mômes en besoin. Ils instaurent la lumière du savoir dans la cité.

Le peuple pourrait bien témoigner sa souffrance qui s’accentue à l’image d’un cadavre en état de décomposition. Les élèves, nos enfants n’ayant certes pas la possibilité d’aller apprendre dans les écoles d’excellence où sont les filles et fils de ceux à qui ils ont affaire. Le Professeur et l’Instituteur sont du même genre. Cela ne devrait pas faire l’objet de doute. Ils sont évidemment des parents et doublement d’ailleurs, au vu de ce qu’ils importent de bien dans la société.

L’humilité inouïe plongerait l’enseignant dans une maille d’inconsidération indescriptible. De surcroit, se dresse le problème de la méfiance du prochain, le collègue. Cette honte parait incomprise voire paradoxale, incapacité de fédérer avec ses frères de même visée. Est-ce une sorte de malédiction ? Est-il possible de vaincre l’ennemi dans la division ?

Les syndicats se meuvent dans une division affable. On se perd dans les concepts de G, de centrale, A ou O, pour ne citer que cela. Qu’importe le nom, l’essence réside dans l’Unité. Par conséquent, l’impact de la lutte se montrerait insignifiant aux yeux de l’autre camp surtout quand on agit en queue de poisson. Ainsi, distribuer des primes politiques à des agents partisans voire financer la campagne électorale demeure sans remord pour le gouvernement même si c’est « hors de saison ». Le vieil adage veut que « l’union » soit une « force ».

Et si on fermait les portes de l’école ? Une seule année sans enseigner, sans comprendre, sans barguignage d’indemnités, sans réussir enfin à se réunir, sans médiation religieuse ni manigances… Ne serait-ce une année de plus pour la médiocrité, un pas de moins pour le développement ? Qui en sera, alors le principal responsable ?

Enfin l’enseignant sera une force s’il est enraciné dans sa conviction, sa vocation, sa crédibilité, sa bonne démarche, son courage, en une unité compacte et opérationnelle pour la bonne cause. Donc le vrai changement commencerait par lui-même.

2 Replies to “Et si l’ enseignant refusait le changement!”

  1. Le problème c’est la politique obsolète qui contamine l’école, la police, et toutes les strates administratives. Le germe est pourri, donc les fruits pourrissent. Bourdieu a dit un jour que le vrai changement, c’est de changer la politique. Il faut voir grand. La mondialisation, le réseau internet, etc…tout ça se perd dans la sauvagerie, faute à une absence de but commun. L’ONU est un échec. Tout est à refaire.

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